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Nouvelle règle sur l’Everest : les alpinistes devront rapporter leurs déchets

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Photo de Himalayan Ecological Trekking sur Unsplash
Photo de Himalayan Ecological Trekking sur Unsplash

Dans le cadre d’une initiative visant à préserver la propreté et améliorer les conditions sanitaires sur le mont Everest, les alpinistes seront désormais tenus de collecter et rapporter leurs déchets au camp de base pour élimination.

« Nos montagnes ont commencé à sentir mauvais », a déclaré Mingma Sherpa, président de la municipalité rurale de Pasang Lhamu, à la BBC. Cette nouvelle réglementation s’inscrit dans le cadre d’efforts plus larges pour améliorer l’expérience globale des grimpeurs et des visiteurs.

Les températures extrêmes sur l’Everest empêchent la décomposition complète des déchets humains, ce qui entraîne la présence visible d’excréments sur les rochers et des problèmes de santé pour les alpinistes. Pour remédier à ce problème, les grimpeurs tentant l’ascension de l’Everest et du Lhotse devront acheter des « sacs à excréments » au camp de base, qui seront inspectés à leur retour.

Gestion des déchets en haute altitude

Au camp de base, des toilettes séparées avec des barils sont installées pour collecter les excréments. Cependant, une fois l’ascension commencée, la situation se complique. La plupart des alpinistes creusent des trous pour leurs besoins, mais à mesure qu’ils montent, les endroits avec moins de neige deviennent plus fréquents, nécessitant des toilettes à ciel ouvert.

Le Comité de contrôle de la pollution de Sagarmatha (SPCC) estime qu’environ trois tonnes de déchets humains se trouvent entre le camp 1 et le camp 4, dont la moitié serait au Col Sud. Stephan Keck, un guide de montagne international, décrit le Col Sud comme des « toilettes à ciel ouvert ».

Une solution innovante

Pour résoudre ce problème, le SPCC a commandé environ 8 000 sacs à excréments aux États-Unis pour la prochaine saison d’escalade. Ces sacs contiennent des produits chimiques et des poudres qui solidifient les déchets humains et les rendent pratiquement inodores. Chaque grimpeur recevra deux sacs, qu’il pourra utiliser cinq à six fois.Cette initiative a reçu le soutien de l’Association des opérateurs d’expédition du Népal et s’inspire de pratiques similaires sur d’autres montagnes comme le Denali et en Antarctique.

Mise en application et perspectives

Pour assurer le respect de ces nouvelles règles, la municipalité rurale de Pasang Lhamu prévoit d’établir un bureau de contact au camp de base. Cette présence sur le terrain vise à remédier aux critiques passées concernant l’absence d’officiers de liaison gouvernementaux et à garantir l’application des nouvelles réglementations.Cette initiative marque une étape importante dans la préservation de l’environnement de l’Everest et pourrait servir de modèle pour d’autres montagnes confrontées à des défis similaires. Elle souligne l’importance croissante de la gestion responsable des déchets dans les zones de haute montagne et le rôle crucial que jouent les alpinistes dans la protection de ces écosystèmes fragiles.

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